Futurocité mesure la qualité de l’air à Mons et ailleurs

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Futurocité, une asbl installée dans le parc Initialis à Mons, a développé à l’aide d’une start-up namuroise un projet visant à sensibiliser les communes à l’importance de la qualité de l’air au sein des bâtiments et des écoles publics. Celle-ci joue en effet un rôle essentiel pour le bien-être des occupants.

74 capteurs ont été distribués, essentiellement en Wallonie et à Bruxelles

Maux de tête, baisse de la concentration, mauvaises odeurs… On n’en a pas toujours conscience mais un local mal aéré peut engendrer un sentiment d’inconfort et avoir une influence néfaste sur la productivité. « C’est assez insidieux. Par exemple, dans une école lorsque beaucoup d’élèves sont dans une classe, ils vont avoir tendance à s’assoupir, » explique Nicolas Installé, consultant en intelligence urbaine à Futurocité. Cette asbl montoise a développé, à l’aide de la start-up namuroise Thingsplay, un projet à destination du secteur public, visant à sensibiliser les communes et les écoles, à l’importance de maintenir une bonne qualité de l’air dans les bâtiments.

Concrètement, des capteurs installés dans des locaux permettent de savoir en temps réel si l’air est sain. « Ces capteurs mesurent trois facteurs. Le premier, c’est la température. On sait qu’entre 20 et 23 degrés, la température est agréable. Le taux d’humidité est aussi évalué. En dessous de 30 %, il fait un peu trop sec, on a tendance à avoir la gorge sèche et au-delà de 70 %, de la moisissure se développe. Mais la principale mesure qui est réalisée concerne le taux de dioxyde de carbone émis par les occupants du local. Car c’est ce facteur qui génère le plus d’effets secondaires, » développe Nicolas Installé. « Des normes ont été dictées par l’Europe et la Région en ce qui concerne la ventilation. On parle de 1.000 ppm (partie par million) mais celle-ci ne s’applique qu’aux bâtiments neufs. Or, de manière générale, les bâtiments communaux sont anciens. »

Grâce à un site internet (www2.cadastre-energetique.be), les responsables désignés au sein de la commune ou de l’école peuvent visualiser le taux de CO2 mais également avoir accès à un historique.

Lorsque le CO2 est trop élevé, une simple solution s’impose alors en l’absence d’un système de ventilation : ouvrir la fenêtre ! « A l’heure actuelle, la plupart des gens sont sensibles à la problématique du gaspillage énergétique. Cependant, s’il y a un message à faire passer c’est qu’il ne faut pas opposer performances énergétiques et qualité de l’air. Contrairement à ce qu’on peut penser, ouvrir une fenêtre un quart d’heure ne va pas diminuer la température d’une pièce, » souligne ce consultant. Une quarantaine de communes ont déjà fait part de leur intérêt et ont sollicité les services de Futurocité. 74 dispositifs connectés ont été distribués.

L’association située dans le parc Initialis est subventionnée par la Région wallonne et par toute une série d’entreprises de pointe. Sur simple demande des communes, deux capteurs peuvent être mis en place gratuitement au sein des bâtiments publics. Le pari est qu’un maximum de villes jouent le jeu. En province de Luxembourg, Marche-en-Famenne a notamment émis le souhait d’équiper toutes ses écoles. « Chaque commune utilise les capteurs comme elle l’entend. Dans certains cas, c’est l’instituteur lui-même qui ouvre les fenêtres quand le taux de CO2 est trop élevé. Notre partenaire Thingsplay développe par ailleurs une nouvelle génération de capteurs qui changent de couleur en fonction de la qualité de l’air. Les élèves eux-mêmes peuvent ainsi visualiser. De cette façon, non seulement les enseignants sont sensibilisés mais aussi les enfants qui peuvent ensuite ‘ramener chez eux’ ces bonnes pratiques. »

Les entreprises sont, évidemment, aussi concernées par ces questions. Si Futurocité s’adresse avant tout au secteur public, l’asbl peut également les conseiller. Pour tout renseignement, contactez-les au 065/267.000 ou surfez sur le site www.futurocite.be

Dans la cité du Doudou, des capteurs ont été disposés dans plusieurs bâtiments de l’UMons. «  Nous avions détecté un souci de ventilation dans l’un de nos bureaux au boulevard Dolez. Grâce à ce dispositif, nous avons pu l’objectiver. Les taux mesurés étaient bien au-delà de 1.000 ppm. Un système de ventilation a permis de résoudre le problème. Cela a donc été très utile pour nous en plus d’être gratuit  », explique Valery Saint-Ghislain, porte-parole. En effet, ce mercredi, le capteur affichait un taux de 739 ppm. Un restaurant au Champ de Mars et un autre à la cité Houzeau en sont aussi munis. «  Là, les taux sont normaux. Mais en tant qu’université, il est logique que l’on se prête à ce genre de mesures scientifiques.  »

Hackathon: développez votre application numérique en 48h

Le 10 mars prochain, Futurocité organise le plus grand « Hackathon » de Wallonie.

Le concept ? Un marathon dont le but est de développer en 48h un prototype d’application au profit des villes intelligentes.

L’événement est ouvert à tous. Il ne faut pas nécessairement être calé en informatique.

L’ambition est aussi de permettre à des porteurs d’idées de rencontrer des gens qui ont des compétences techniques indique Nicolas Installé.

Certains projets créés l’année dernière au cours du Hackathon sont aujourd’hui devenus des start-up qui continuent à se développer.»

Pour cette édition 2017, trois thématiques ont été retenues : l’interaction citoyenne, la mobilité urbaine et rurale et l’accélération à l’emploi.

La compétition se déroulera dans le Centre Vésale de l’UMONS.

Les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes.

www.citizensofwallonia.be.

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